Modalités d’admission en option Cinéma-audiovisuel (Seconde)

Consultez la rubrique “Présentation de l’option Cinéma-audiovisuel”.

Projections de l’année 2016-2017

logo ugc• La Comtesse aux pieds nus, J. L. Mankiewicz, jeudi 29/09/2016, 19h30.
• Macadam Cow-Boy, J. Schlesinger, jeudi 03/11/2016, 19h30.
• Les Hommes préfèrent les blondes, H. Hawks, jeudi 01/12/2016, 19h30.
• Easy Rider, D. Hopper, jeudi 05/01/2017, 19h30.
• La Balade sauvage, T. Malick, jeudi 09/02/2017, 19h30.
• Freaks, T. Browning, jeudi 30/03/2017, 19h30.
• Jackie Brown, Q. Tarantino, jeudi 04/05/2017, 19h30.
• Manhattan, W. Allen, jeudi 18/05/2017, 19h30.

Mini-stages 2017

Pour découvrir les options Théâtre et Cinéma-audiovisuel du lycée Montesquieu, les élèves de collège ont la possibilité d’effectuer un mini-stage entre le 27 mars et le 14 avril 2017, dans l’un et/ou l’autre de ces enseignements. Veuillez prendre contact avec le secrétariat de direction du lycée.

Partenaires de l’option Cinéma-audiovisuel

DRACUGCDADA

Option Cinéma-audiovisuel

folderL’option Cinéma-audiovisuel du lycée s’organise autour de quatre composantes (pratique, culturelle, technique et méthodologique) et est mise en œuvre par le biais d’une collaboration avec des partenaires professionnels dans le domaine du cinéma et de l’audiovisuel.

Présentation de l’option Cinéma-audiovisuel

Option Cinéma-audiovisuelL’option Cinéma-audiovisuel du lycée Montesquieu accueille les formes et genres cinématographiques les plus variés tout en explorant les aspects artistiques, culturels, techniques et économiques des champs concernés.

De la seconde à la terminale, l’enseignement s’articule autour de projets annuels définis par l’équipe composée des professeurs aux compétences reconnues en Cinéma-audiovisuel et des intervenants professionnels encadrant cette option.

Les projections de films, les rencontres et les soirées se font en partenariat avec l’UGC Ciné-Cité de Bordeaux. Chaque rencontre est filmée puis montée par les élèves de l’option Cinéma-audiovisuel du lycée.

Option Cinéma-audiovisuelCet enseignement a pour objectifs :

  • de posséder une pratique artistique, expressive et créative, expérimentale et technique,
  • de s’approprier une culture cinématographique et audiovisuelle,
  • de découvrir les oeuvres et les documents replacés dans leur contexte historique, économique et esthétique,
  • d’acquérir les méthodes d’analyse nécessaires à la pratique artistique et à l’approche culturelle du cinéma.

L’enseignement du cinéma et de l’audiovisuel au lycée privilégie la dimension artistique de ces domaines. Prenant en compte leurs composantes patrimoniale et contemporaine, il est ouvert à l’ensemble des techniques de représentation animées et sonores présentes dans l’espace culturel, social et esthétique du lycéen d’aujourd’hui, et il accueille les formes et genres cinématographiques et audiovisuels les plus variés, y compris les images et sons numériques, l’art vidéo, le cinéma expérimental.

Option Cinéma-audiovisuelCet enseignement explore les aspects artistiques, culturels, techniques et économiques des champs concernés, en mettant en évidence l’importance et la diversité des modes de production et de diffusion.

L’enseignement repose sur l’articulation entre une approche pratique et créative et une approche culturelle. Le travail de formation du spectateur de cinéma nécessitant la fréquentation des œuvres, une participation financière est demandée aux familles. Celle-ci est fixée par le Conseil d’administration du lycée.

L’enseignement ne cherche pas tant à hiérarchiser les diverses productions filmiques et audiovisuelles existantes qu’à rendre l’élève conscient des différences entre les œuvres et les produits qui sont proposés à son regard de spectateur. Il est assuré par une équipe associant des enseignants ayant reçu une formation en cinéma et en audiovisuel et un ou plusieurs partenaires culturels et professionnels : association icon-external-ink D’Asques et D’Ailleurs, cinéma icon-external-ink UGC Ciné Cité Bordeaux, etc.

Option Cinéma-audiovisuelDe la seconde à la terminale, l’enseignement s’articule autour de « dominantes » annuelles, complémentaires les unes des autres et formant un ensemble complet et cohérent :

  • le plan fait l’objet d’une étude approfondie en classe de seconde ;
  • l’enseignement de spécialité en série littéraire est centré sur l’écriture et la mise en scène en classe de première ;
  • … puis sur la mise en scène et le montage en classe de terminale ;
  • l’enseignement facultatif du cycle terminal (toutes séries) est axé sur la représentation du réel et le point de vue en classe de première, sur la fiction et le point de vue en classe de terminale.

Modalités d’admission en option Cinéma-audiovisuel

De fin mai à début juin, saisissez par informatique dans le collège d’origine les vœux post-3ème de l’élève sur le site intranet de l’Académie de Bordeaux. Lors de cette procédure d’affection normale (AFFELNET), précisez dans l’onglet “Saisie des vœux” :
• en vœu de rang 1 : “2nde GT / LYCÉE MONTESQUIEU” ;
• en enseignement d'exploration n°2 : “ARTS VISUELS” ou “LITTÉRATURE ET SOCIÉTÉ” (le choix de l’enseignement facultatif Cinéma-audiovisuel s’effectue au moment de l’inscription dans l’établissement) ;
• en vœu de dernier rang : un vœu générique de secteur dans un lycée correspondant à leur zone géographique de résidence de l’élève, ceci afin de garantir une proposition d’affectation.

Avant le 10 mai, envoyez un dossier de candidature au lycée à l’adresse suivante :
Lycée Montesquieu - Secrétariat du Proviseur, BP 20084, 33029 Bordeaux-Fondaudège.
Ce dossier doit être constitué :
• des copies des bulletins des 1er et 2ème trimestres de l’année de 3ème ;
• de l'imprimé de candidature complété (à solliciter par courriel auprès du secrétariat du Proviseur : icon-email-link Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.).

Fin juin (1er tour) ou début juillet (2nd tour), l’admission de l’élève au lycée Montesquieu en section Cinéma-audiovisuel ne sera effective que sur décision finale de Monsieur l’Inspecteur d’Académie (IA-DASEN), 30 cours de Luze, BP 919, 33060 Bordeaux Cedex.

Classe de seconde - enseignement facultatif

Option Cinéma-audiovisuelEn classe de seconde, l’enseignement facultatif de cinéma-audiovisuel est de 3 heures hebdomadaires. Il vise :

  • la pratique artistique, expressive et créative, expérimentale et technique – qu’elle soit individuelle ou collective ;
  • l’appropriation progressive d’une culture cinématographique et audiovisuelle par la découverte d’œuvres et de documents replacés dans leur contexte historique, économique et esthétique.

La poursuite de ces objectifs peut se faire de façon simultanée, successive ou croisée, à l’initiative des équipes, en fonction de la situation pédagogique, des possibilités culturelles locales et de la spécificité des élèves. Elle implique l’acquisition de savoirs, de savoir-faire, d’outils d’analyse, de méthodes et de méthodologies nécessaires à la pratique artistique comme à l’approche culturelle des domaines concernés.

Option Cinéma-audiovisuelEn fonction des principes énoncés ci-dessus, l’ensemble commun doit rester simple et accessible à tous. Il comporte deux parties, l’une consacrée à la pratique artistique, l’autre à l’approche culturelle. Toutes deux traitent la notion de plan. Le plan est analysé et pratiqué :

  • en tant qu’unité organique de l’écriture cinématographique et audiovisuelle, permettant, à ce titre, un travail simple et immédiat sur la composition de l’image, le mouvement, la durée, le son, la lumière, etc. ;
  • en tant que support de base de la narration cinématographique et audiovisuelle, notamment au travers des raccords et enchaînements de plans dont la construction donne sens à l’oeuvre ;
  • en tant que reflet et trace culturels – chaque plan étant en lui-même révélateur d’un auteur, d’un état du cinéma, d’un genre, d’une technique, d’une époque, d’un lieu géographique.

Modalités d’admission en option Cinéma-audiovisuel – Classe de seconde
Consultez la rubrique “Présentation de l’option Cinéma-audiovisuel”.

Classe de première L - enseignement de spécialité

Option Cinéma-audiovisuelCentré sur la notion de plan en classe de seconde, l’enseignement de spécialité en cinéma-audiovisuel en classe de première L est de 5 heures hebdomadaires. Il s’organise, après vérification ou rattrapage des acquis de seconde, autour de la notion d’écriture et de ses liens avec la mise en scène et la réalisation, sans négliger la notion de montage qui constituera l’axe principal en classe terminale. L’écriture se conçoit et se pratique comme une anticipation et une suggestion d’images et de sons du film à venir. Elle est indissociable de l’ensemble des choix formels, des dispositifs techniques et de mise en scène destinés à représenter au mieux, lors du tournage, les choix et partis pris qui constituent le point de vue de l’auteur. Tout comme celui de seconde, le programme de première comprend un ensemble commun obligatoire et un ensemble libre se répartissant approximativement entre deux tiers de l’horaire global pour le premier et un tiers pour le second.

Option Cinéma-audiovisuelLa pratique artistique permet à l’élève de maîtriser progressivement de courtes formes d’écriture aussi variées que possible. Ces écritures sont constamment confrontées à la réalité de la mise en images et en sons par le biais d’exercices et d’essais successifs de plus en plus complexes (la réalisation de plans avec raccords variés, initiée en seconde, peut à cette occasion être mise à profit et approfondie).

La pratique artistique aborde les principaux types d’écriture liés aux formes suivantes : fiction (scénario original ou adaptation), essai, documentaire, clip, publicité, cinéma expérimental, art vidéo, etc. Elle expérimente diverses étapes d’écriture : délimitation du sujet, pitch, résumé court, synopsis, note d’intention, scène à scène (ou séquencier), continuité dialoguée (ou scénario), découpage, story-board (ou scénarimage). Dans le cas de la fiction, une attention particulière est apportée au statut et à la caractérisation du ou des personnages, à la construction du récit filmique.

Option Cinéma-audiovisuelOn aborde, au travers d’exercices simples et courts mettant en lumière la construction progressive d’un point de vue, les divers traitements des notions suivantes :

  • le temps : linéaire (respect du temps chronologique dans la narration), non linéaire (flash back, flash forward, etc.), l’ellipse, la dilatation, la densification ;
  • l’espace : choix et traitement des lieux (champ et hors-champ, profondeur de champ, échelle des plans, plongée et contre-plongée, cadre et mouvements de caméra, décor naturel, décor artificiel (studio, virtuel...) ;
  • les modes de narration : procédés de la voix intérieure ou du commentaire, caméra subjective, rôle des éléments visuels et sonores dans la scénarisation ;
  • l’image : lumière, couleur, contraste, variations du grain, utilisation de la couleur sépia, fondu enchaîné, surimpression, images “composites” ;
  • le son : matière sonore (“in” et “off”), bruits, musiques, paroles, silences.

Option Cinéma-audiovisuelCes exercices sont l’occasion :

  • d’expérimenter des moments indispensables de la mise en scène : pratique de la “mise en bouche” de dialogues, direction d’acteurs, composition du cadre et de la bande sonore ;
  • de prendre conscience de l’importance de la préparation du tournage qui doit rester ouverte aux notions d’improvisation et d’imprévu.

La pratique d’écriture fait appel le cas échéant à des sources et à des recherches documentaires variées.

En classe de première, l’approche culturelle se donne deux objets : l’étude des différentes pratiques d’écriture et le repérage des grandes étapes et des principaux genres de l’histoire du cinéma et de l’audiovisuel des origines à nos jours. L’étude des différentes pratiques d’écriture Cette étude, directement liée à la dominante du programme, consiste à observer et à analyser les pratiques d’écriture cinématographiques et audiovisuelles. Elle permet de poser et d’explorer la question du rapport entre “scénario” et “mise en scène” à travers l’histoire du cinéma et de l’audiovisuel, à différentes époques et dans différents pays. Elle s’appuie sur divers “objets d’écriture” : versions successives de scénarios (par exemple, scénarios “primitifs” et scénarios de tournage), traitements, découpages, story-boards ou scénarimages, cahiers de scripts, scripts de tournage, plans de travail) qui éclairent la diversité des partis pris artistiques et des approches professionnelles.

Option Cinéma-audiovisuelAinsi peut-on découvrir ou approfondir :

  • le fonctionnement des “couples” scénaristes-réalisateurs : (L. Buñuel et J.-C. Carrière, M. Carné et J. Prévert, K. Mizogushi et Y. Yoda, R. Polanski et G. Brach, etc.) ou scénaristes-producteurs (dans le système hollywoodien des studios par exemple) ;
  • les démarches singulières des scénaristes-dialoguistes (M. Audiard, J.-L. Dabadie, T. Guerra, H. Jeanson, etc.), des écrivains-scénaristes (M. Duras, W. Faulkner, J. Giono, M. Pagnol, J. Prévert, etc.), des auteurs-réalisateurs (W. Allen, I. Bergman, J. Cassavetes, J.-L. Godard, F. Truffaut, J. Vigo, etc.) ;
  • le travail spécifique de recherche et d’écriture qu’implique, avec ses approches variées, le genre documentaire (rapport préalable au sujet filmé et modes de préparation très différents, selon les auteurs) ;
  • les méthodes et les codes d’écriture imposés de certaines formes audiovisuelles (films de commandes, clips et publicités, en particulier).

Le repérage des grandes étapes et des principaux genres de l’histoire du cinéma et de l’audiovisuel, des origines à nos jours. L’étude porte sur les débuts du cinéma (Lumière, Méliès), le burlesque américain, le cinéma soviétique des années 20, l’expressionnisme allemand, le cinéma français des années 30, le cinéma hollywoodien, le cinéma japonais, le néoréalisme italien, les nouvelles vagues, ainsi que sur les grands courants et les formes spécifiques de la très récente histoire de l’audiovisuel. Elle permet de donner une vision chronologique et synthétique de l’histoire du cinéma et d’identifier les principaux genres et styles (comédie, mélodrame, film policier, thriller, film musical, science fiction, animation, adaptation, film historique, documentaire, etc.). Elle donne également quelques repères dans l’histoire de l’audiovisuel, et notamment de la télévision, afin de permettre aux élèves d’identifier et de situer les principaux genres et formes des réalisations liées à ces formes et supports particuliers depuis le milieu du XXe siècle, en s’attachant à interroger leur relation avec les démarches artistiques. Ce repérage peut être l’occasion d’aborder les questions liées à l’économie du cinéma et de l’audiovisuel (production, distribution, droits d’auteurs). On privilégie, dans cet ensemble globalement abordé, un ou deux éléments que l’on choisit d’approfondir : étude d’un genre, d’une période ; cinématographie d’un pays, d’un auteur, etc.

Classe de terminale L - enseignement de spécialité

Option Cinéma-audiovisuelEn classe de terminale L, l’enseignement de spécialité cinéma-audiovisuel est de 5 heures hebdomadaires. Le programme est axé sur la notion de montage. Prolongeant la réflexion menée en classe de première sur les liens unissant écriture et tournage, il vise à une prise de conscience de l’articulation forte entre tournage et montage, essentielle pour la production de sens et la génération d’émotions dans le film achevé.

Le montage, considéré comme la “troisième écriture” du film, se définit comme l’opération qui consiste à passer de la discontinuité du tournage à la continuité du film achevé, à partir de l’assemblage et du mixage des éléments qui sont mis en jeu dans la fabrication et la réalisation du film. Ces éléments sont :

  • les rushes : image et son synchrone, image muette ;
  • les sons additionnels : ambiances, effets, doublage, bruitages ;
  • la musique et les effets sonores.

Option Cinéma-audiovisuelTout comme ceux de seconde et de première, le programme de classe terminale comprend un ensemble commun obligatoire et un ensemble libre se répartissant approximativement entre trois quarts de l’horaire global pour le premier et un quart pour le second.

À partir des acquis des années antérieures, l’élève prend conscience à travers sa pratique du processus global de l’écriture filmique. L’attention particulière portée au montage doit être conçue comme la découverte d’un savoir-faire et d’opérations spécifiques à travers des exercices courts et variés permettant aux élèves d’explorer et d’approfondir des formes et des méthodes de montage aussi diversifiées que possible quels que soient le support des images (pellicule, vidéo, numérique) et l’outil de montage : montage en parallèle à partir de rushes communs, construction et déconstruction d’images et de sons, modulations de rythmes de montage, travail sur les raccords, chutes, ponctuations, effets... Ces exercices s’accompagnent d’analyses comparées et sont éclairés par la référence à des œuvres cinématographiques et audiovisuelles significatives.

Ce travail mène à une réalisation courte mais aboutie et assumée mettant en œuvre une démarche globale qui intègre :

  • des intentions définies par le scénario ;
  • la confrontation aux réalités de tournage (économie, dispositif technique, lieux et décors, acteurs, équipe de réalisation) ;
  • le montage comme moment de créativité et de mise en cohérence ;
  • la confrontation à un public.

Option Cinéma-audiovisuelCette réalisation peut mettre en œuvre des dispositifs divers d’images et de sons et aborder différents genres : fiction, documentaire, animation, essai audiovisuel. Elle est un des éléments qui servent de support au questionnement sur la démarche de création et sur l’engagement personnel de l’élève au moment de l’évaluation au baccalauréat.

La pratique artistique en classe terminale ne délaisse aucun des aspects de l’art des images et des sons : travail sur la scénarisation, le point de vue, le jeu des acteurs, sur la qualité de l’image et de la matière sonore. Elle articule l’implication individuelle et le travail en équipe qui caractérise la création cinématographique et audiovisuelle.

En classe terminale, l’approche culturelle du cinéma et de l’audiovisuel prend en compte les acquis de la classe de première, intègre naturellement l’étude des œuvres du programme limitatif, et se donne deux objets : l’étude des principales étapes et théories du montage, et celle des principales cinématographies contemporaines.

fleche3Les principales étapes et théories du montage

Option Cinéma-audiovisuelCette étude, directement liée à la dominante du programme de classe terminale, consiste à revisiter l’histoire et la théorie du cinéma sous l’angle du montage. Elle s’appuie sur l’étude d’œuvres et d’auteurs particulièrement représentatifs de l’importance et de la diversité des procédés du montage et qui ouvrent des pistes de variations et de croisements originaux.

À titre d’exemples : le plan unique des origines ; D. Griffith et la naissance du montage hollywoodien ; les expériences du jeune cinéma soviétique de D. Vertov à S.M. Eisenstein ; le montage dans la production des grands studios hollywoodiens ; la place éminente du montage dans l’oeuvre de quelques grands auteurs (K. Dreyer, J. Renoir, O. Welles, R. Bresson, A. Hitchcock, R. Rossellini, A. Resnais, J.-L. Godard, S. Kubrick, etc.) ; le nouveau cinéma anglo-saxon (D. Lynch, D. Cronenberg, Q. Tarentino, A. Egoyan, etc.) ; le montage comme scénarisation du réel à travers l’œuvre de quelques grands documentaristes (R. Flaherty, C. Marker, J. Rouch, R. Depardon, etc.) ; le montage comme exploration plastique (P. Greenaway, Y. Pelechian, S. Bartas, J. Mekas, A. Sokourov, etc.).

fleche3Les cinématographies contemporaines

Option Cinéma-audiovisuelCette étude prolonge et complète celle qui, en première, a porté sur les grandes étapes et les principaux genres de l’histoire du cinéma et de l’audiovisuel. Elle s’attache aussi bien aux cinématographies contemporaines déjà reconnues qu’aux formes et genres audiovisuels et cinématographiques relevant de la marge, ouvrant des failles à l’intérieur des codes dominants, et menant à l’expérimentation de pistes nouvelles dans l’art des images et des sons. C’est l’occasion de repérer et d’analyser les filiations directes ou indirectes avec quelques pionniers de l’avant-garde ou de l’expérimentation comme E. Von Stroheim, J. Renoir ou J. Casavettes, A. Warhol.

A titre d’exemples : les nouveaux auteurs du cinéma asiatique ou méditerranéen (L. Chan, Wong Kar Wai, T. Kitano, A. Kiarostami, etc.), les auteurs du Dogme (Lars Von Trier, T. Vinterberg), le renouveau français du cinéma de genre, les nouvelles tendances du cinéma baroque (A. Ripstein, E. Kusturica, P. Almodovar), les nouvelles façons d’écrire et de tourner avec les outils numériques (“petites caméras” d’ARTE), les formes hybrides du nouveau cinéma européen, entre réel et fiction (K. Loach, R. Guédiguian, L. Cantet, J.-L. et P. Dardenne, B. Dumont), entre cinéma et multimédia (J.-L. Godard, C. Marker,etc.).

Classe de terminale L - programme limitatif

Chaque année scolaire, les œuvres cinématographiques sont renouvelées par tiers dans le cadre d’un programme limitatif :

Oeuvres au programme de terminale
Nostalgia de la Luz
P. Guzmán
2010
Charulata
S. Ray
1964
Les Lumières de la ville
C. Chaplin
1931
Années scolaires
control repeat 2015-2016
control repeat 2016-2017
control repeat 2017-2018
control repeat 2016-2017
control repeat 2017-2018
control repeat 2018-2019
control repeat 2017-2018
control repeat 2018-2019
control repeat 2019-2020
 Affiche
Nostalgia de la Luz, Patricio Guzmán, 2010 (affiche)
Charulata, Satyajit Ray, 1964 (affiche)
Les Lumières de la ville
 

Classes de première et terminale (toutes séries) - enseignement facultatif

En classe de première (toutes séries), l’enseignement facultatif de cinéma-audiovisuel est de 3 heures hebdomadaires. Les approches pratiques et culturelles prennent pour objet la représentation du “réel”, tant dans le documentaire que dans la fiction, dans la diversité des sujets, des durées, des traitements, des supports.

Option Cinéma-audiovisuelOn entend par représentation du réel la construction et la recréation d’une réalité observée et donnée à voir à travers le point de vue d’un auteur. On s’attache plus particulièrement aux formes relevant de l’artistique sans exclure la confrontation avec des formes relevant de la communication au travers notamment du reportage télévisé. On aborde également les représentations fictionnalisées du réel : documentaire fictionnalisé, fiction documentée. Tout comme celui de l’enseignement obligatoire, le programme de l’option facultative de première comprend un ensemble commun obligatoire et un ensemble libre se répartissant approximativement entre deux tiers de l’horaire global pour le premier et un tiers pour le second.

En classe de terminale (toutes séries), l’enseignement facultatif de cinéma-audiovisuel est de 3 heures hebdomadaires. Tant pour l’approche pratique que pour l’approche culturelle, le programme s’organise autour de la question des liens indissociables entre écriture fictionnelle et construction d’un point de vue.

La notion de point de vue est entendue ici comme l’ensemble des choix et des partis pris qui fondent le regard de l’auteur et déterminent celui du spectateur :

  • au sens visuel et sonore, concrètement construit par des choix techniques, plastiques et esthétiques ;
  • au sens narratif, organisant le regard et l’écoute pour construire la fiction ;
  • au sens éthique et idéologique.

Option Cinéma-audiovisuelCe programme prolonge la réflexion amorcée en classe de première sur la représentation du réel et l’importance d’un point de vue dans cette représentation. Il est important à ce stade d’inviter les élèves à réfléchir au caractère spécifique de l’écriture fictionnelle cinématographique et audiovisuelle, à la variété de ses genres, de ses formes, à son évolution au cours de l’histoire du cinéma et de la télévision, à ses liens avec le monde artistique et technologique contemporain, avec le contexte politique et économique. Pour ce faire, on s’attache essentiellement aux formes fictionnelles relevant de l’artistique, sans exclure pour autant une approche comparative et raisonnée des productions audiovisuelles qui relèvent plus d’une logique de communication ou qui obéissent davantage à des règles de formatage. L’ensemble du travail s’appuie sur la ou les thématiques annuelles choisies conjointement par l’équipe pédagogique et les élèves. Il permet à l’élève de construire un projet personnel inscrit dans la dynamique collective. Ce projet est évalué au baccalauréat.

Tout comme celui de l’enseignement obligatoire, le programme de l’option facultative de classe terminale comprend un ensemble commun obligatoire et un ensemble libre, se répartissant approximativement entre deux tiers de l’horaire global pour le premier et un tiers pour le second.

Épreuves du baccalauréat

Épreuve obligatoire (spécialité), série L

Nature de l’épreuve

L’épreuve de cinéma-audiovisuel, affectée du coefficient 6, comprend deux parties : une partie écrite de culture et de pratique créative et une partie orale d’analyse filmique et de réflexion critique sur une production audiovisuelle élaborée au cours de l’année de terminale. Chacune des parties compte pour la moitié de la note globale.

Objectifs de l’épreuve

Cette épreuve repose sur une articulation étroite entre la pratique artistique et l’approche culturelle pour mesurer :

  • la connaissance des œuvres au programme ;
  • la capacité à situer ces œuvres dans un contexte culturel et dans l’histoire du cinéma en particulier ;
  • la connaissance des principales notions théoriques et pratiques liées au langage cinématographique ;
  • la capacité à mobiliser des outils d’analyse et à construire une démarche d’interprétation pertinente ;
  • la capacité à exercer un regard et une réflexion critiques face aux œuvres cinématographiques et audiovisuelles ;
  • la capacité à écrire en images et en sons et à justifier des choix cinématographiques ;
  • la capacité à affirmer et à défendre un point de vue, un parti pris d’écriture et de réalisation, à manifester une implication dans un projet collectif.

fleche3Partie écrite de l’épreuve obligatoire : culture artistique et de pratique créative

Durée : 3 heures 30.
Deux sujets au choix sont proposés au candidat. Chaque sujet est organisé en deux parties.

• Premier sujet au choix

Le libellé du sujet propose une trame narrative à partir d’un support écrit ou visuel (un texte présentant une mini-situation, un fait divers tiré d’un article de presse, un extrait d’œuvre littéraire, une ou plusieurs images, etc.) ainsi qu’une consigne d’écriture.
Le sujet se décompose en 2 parties :
- Première partie : le candidat rédige un fragment de scénario développé sur une à quatre séquence(s) à partir de la trame narrative et de la consigne d’écriture imposées (3 à 5 pages) ;
- Seconde partie : le candidat rédige une note d’intention de trois à quatre pages. Cette dernière montre comment les choix d’écriture scénaristique prennent en compte le sujet et la consigne d’écriture. Elle présente les enjeux du fragment de scénario (genre, personnages, action, etc.). Elle propose enfin des pistes de réalisation à travers quelques choix significatifs. Dans ce cadre, elle peut intégrer quelques éléments visuels (éléments de story-board, plan au sol).

• Second sujet au choix

Le libellé du sujet propose une série de 30 à 50 photogrammes, consécutifs ou non, tirés d’un des films du programme limitatif publié chaque année au Bulletin officiel du ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative, ainsi que trois axes d’étude au choix. Ces axes d’étude constituent autant d’entrées possibles dans l’analyse du film. Le sujet impose également une situation dramatique circonscrite formulée en une phrase brève et simple.
Le sujet se décompose en deux parties :
- Première partie : le candidat élabore une analyse argumentée et illustrée du film au programme à partir de l’axe d’étude qu’il a choisi. Il construit son parcours de réflexion et son analyse en s’appuyant sur une sélection pertinente et justifiée dans la série de photogrammes proposés. Il peut élargir ses références à l’ensemble du film, renvoyer à son contexte cinématographique, historique et culturel, voire à d’autres films du réalisateur.
- Seconde partie : le candidat élabore un exercice d’écriture créative qui consiste à développer la mini-situation dramatique imposée en prenant en compte un des axes d’étude. Cet exercice comprend un synopsis, un paragraphe d’explication et de justification des partis pris retenus et une description de 3 à 6 plans consécutifs (significatifs pour l’axe retenu), l’ensemble pouvant être accompagné d’éléments visuels. L’axe d’étude retenu pour la première et la deuxième partie peut être différent.

Critères d’évaluation et notation

Le candidat est noté sur 20 points répartis comme suit (quel que soit le sujet choisi par le candidat) :

10 points pour la première partie ;
10 points pour la deuxième partie.

Il s’agit d’évaluer les capacités du candidat à :

• prendre en compte et intégrer une consigne d’écriture dans un projet créatif ;
• attester d’une bonne maîtrise de l’écriture en images et en sons ;
• manifester une bonne connaissance théorique, esthétique, historique des œuvres au programme ;
• construire une lecture singulière des œuvres au programme en opérant des choix pertinents et argumentés ;
• expliciter et justifier des choix artistiques ;
• penser l’articulation de la théorie et de la pratique du cinéma ;
• affirmer un regard singulier et des qualités d’imagination.

fleche3Partie orale de l’épreuve obligatoire : analyse filmique et réflexion critique

Durée : 30 minutes
Première partie : 10 minutes
Deuxième partie : 10 minutes
Troisième partie : 10 minutes
Temps de préparation : 30 minutes

L’épreuve est organisée en trois parties consécutives, d’une durée de 10 minutes chacune. Dans les deux premières parties, le candidat traite successivement deux questions de cinéma proposées par l’examinateur. La troisième partie prend la forme d’un entretien conduit par l’examinateur. Elle est l’occasion pour le candidat de revenir sur ses exposés en précisant et approfondissant sa réflexion.

• Première partie (10 min) : le candidat réalise l’analyse filmique d’une séquence, d’un extrait court ou de quelques plans tirés d’un des films au programme à partir d’une question précise formulée par l’examinateur sur le fragment proposé et qui en oriente l’étude.

• Deuxième partie (10 min) : le candidat, en s’appuyant sur son dossier, présente une analyse critique du film réalisé au cours de l’année, à partir d’une question précise formulée par l’examinateur. Le cas échéant, une question unique peut être proposée au candidat pour chacune des deux premières parties.

• Troisième partie (10 min) : un entretien, conduit par l’examinateur, permet au candidat de revenir sur les deux premiers temps de l’épreuve. Il permet d’ajuster la note sur 10 points de chacune des deux premières parties de l’épreuve. Le candidat est invité à préciser, à approfondir certains aspects de son exposé, à manifester en particulier sa capacité à articuler son expérience pratique et ses connaissances théoriques.

L’épreuve orale se déroule dans un établissement pouvant mettre à disposition du jury et des candidats les appareils de diffusion (analogique et numérique) nécessaires tant pour la préparation (une salle équipée) que pour l’épreuve (une seconde salle équipée). Le candidat doit avoir la possibilité de manipuler lui-même les appareils tant pour la préparation que pour l’exposé. Durant la préparation, il dispose du film inscrit au programme limitatif mais aussi de son carnet de bord et de la réalisation audiovisuelle à laquelle il a participé pendant l’année.

Le dossier du candidat, dont le contenu est précisé par le programme du cycle terminal, comprend la réalisation individuelle ou collective de l’année et le carnet de bord personnel du candidat. Pour les candidats scolarisés, les deux pièces du dossier doivent être obligatoirement validées par le professeur responsable de l’enseignement et le chef d’établissement. Le carnet de bord ne se réduit pas à un journal factuel des étapes du projet ; il doit être organisé autour des principales questions cinématographiques qui ont jalonné et nourri la réalisation et le travail de l’année.

Réalisation et carnet de bord servent de support à la prestation orale, ils ne sont pas évalués. Le dossier de chaque candidat est mis à la disposition des membres du jury au moins 8 jours avant l’épreuve.

Critères d’évaluation et notation

La prestation orale est notée sur 20 points avec la répartition suivante : 

10 points pour la première partie ;
10 points pour la deuxième partie.

Composition du jury

Les candidats sont évalués conjointement par au moins un professeur ayant eu en charge un enseignement de cinéma et audiovisuel en classe terminale et par un partenaire professionnel qui est intervenu régulièrement dans l’enseignement en application de l’article L. 333-3 du code de l’éducation. Toutefois, si le partenaire est dans l’impossibilité de participer à l’évaluation, le jury peut délibérer valablement. Il convient de viser cet article lors de l’établissement des arrêtés de composition des jurys du baccalauréat.

Candidats individuels et candidats issus des établissements scolaires hors contrat d’association avec l’État

Ils présentent l’épreuve dans les mêmes conditions que les candidats scolaires, toutefois il n’est pas exigé de visa du professeur ou du chef d’établissement pour les pièces du dossier.

Épreuve orale de contrôle, série L

Durée : 15 minutes.
Temps de préparation : 15 minutes.
Coefficient 6.

L’épreuve comprend un exercice d’analyse filmique assorti d’une question, d’une durée de 10 minutes.

Le jury propose au candidat un ou plusieurs extrait(s) de films assorti(s) d’une question en relation avec le programme de l’année. Il peut s’agir d’un autre film d’un des auteurs au programme, d’un film du même genre et de la même période ou de tout extrait de film ayant un rapport avec les grandes questions du programme (montage, cinéma contemporain, etc.).

Le candidat répond à la question en s’appuyant sur sa connaissance du langage cinématographique et sur ses références culturelles. Cet exposé est suivi d’un entretien de 5 minutes.

Critères d’évaluation et notation

Le candidat est noté sur 20 points.

Cette épreuve se déroule dans un établissement pouvant mettre à disposition du jury et des candidats les appareils de diffusion (analogique et numérique) nécessaires tant pour la préparation (une salle équipée) que pour l’épreuve (une seconde salle équipée). Le candidat doit avoir la possibilité de manipuler lui-même les appareils tant pour la préparation que pour l’exposé.

Candidats individuels et candidats issus des établissements scolaires hors contrat d’association avec l’État

Ils présentent l’épreuve dans les mêmes conditions que les candidats scolaires.

Composition du jury

Les candidats sont évalués conjointement par au moins un professeur ayant eu en charge un enseignement de cinéma et audiovisuel en classe terminale et par un partenaire professionnel qui est intervenu régulièrement dans l’enseignement en application de l’article L. 333-3 du code de l’éducation. Toutefois, si le partenaire est dans l’impossibilité de participer à l’évaluation, le jury peut délibérer valablement. Il convient de viser cet article lors de l’établissement des arrêtés de composition des jurys du baccalauréat.

Épreuve orale facultative, toutes séries générales et technologiques

Durée : 30 minutes
Première partie : 15 minutes
Seconde partie : 15 minutes
Temps de préparation : 30 minutes

Objectifs de l’épreuve

Cette épreuve repose sur une articulation étroite entre pratique artistique et approche culturelle pour mesurer :

• la connaissance des principales notions théoriques et pratiques liées au langage cinématographique ;
• la capacité à écrire en images et en sons et à justifier des choix cinématographiques ;
• la capacité à mobiliser une culture cinématographique notamment sur les grandes étapes et les principaux genres de l’histoire du cinéma et de l’audiovisuel, la représentation dans la fiction et la question du point de vue ;
• la capacité à exercer un regard et une réflexion critique face à sa production et face aux œuvres cinématographiques ;
• la capacité à affirmer et défendre un point de vue, un parti pris d’écriture et de réalisation, à manifester une implication dans un projet collectif.

Modalités de l’épreuve

L’épreuve orale d’analyse filmique et de réflexion critique se scinde en deux parties enchaînées : présentation analytique de la réalisation à partir d’une question et échange sur le travail de l’année dans son ensemble.

• Première partie (15 min) : le candidat répond de manière argumentée et précise à une question de cinéma portant sur l’exercice de réalisation de l’année. Il illustre son exposé par des extraits du film, des documents, tirés de son carnet de bord, ayant servi à la réalisation. L’examinateur définit la question en étudiant le dossier du candidat dans son ensemble, il prend en compte les notions théoriques et pratiques étudiées dans l’année qui sont mises en jeu dans sa réalisation. Cette question invite le candidat à orienter sa présentation et son analyse sur un des aspects de son projet.

• Seconde partie (15 min) : le jury conduit un entretien visant à évaluer les connaissances théoriques et pratiques construites dans l’année et la réflexion du candidat sur les questions qui organisent le programme de terminale.

Le dossier, dont le contenu est précisé par le programme du cycle terminal, comprend :

• la fiche pédagogique rédigée par l’enseignant responsable de la classe ;
• la réalisation individuelle ou collective de l’année ;
• le carnet de bord personnel du candidat.

La fiche présente les principales questions abordées dans le cadre du programme, les activités proposées et la démarche suivie : visionnement et étude d’œuvres (titres, auteurs, conditions, etc.), activités relatives à la réalisation (titres, composition de l’équipe, interventions de professionnels, visites, etc.).

La réalisation individuelle ou collective, sur support numérique ou analogique, a été produite dans le cadre de l’enseignement de l’année. Elle ne dépasse pas 10 minutes et doit être correctement présentée (titre, date, générique, établissement, etc.).

Le carnet de bord ne se réduit pas à un journal factuel des étapes du projet, il doit être organisé autour des principales questions cinématographiques qui ont jalonné et nourri la réalisation et le travail de l’année. Les documents qu’il présente peuvent prendre diverses formes : écrits, images, sons, etc. Pour les candidats scolarisés, les pièces du dossier doivent être obligatoirement validées par le professeur responsable de l’enseignement et le chef d’établissement. La réalisation et le carnet de bord servent de support à la prestation orale, ils ne sont pas évalués.

L’épreuve orale se déroule dans un établissement pouvant mettre à disposition du jury et des candidats les appareils de diffusion (analogique et numérique) nécessaires tant pour la préparation (une salle équipée) que pour l’épreuve (une seconde salle équipée). Le candidat doit avoir la possibilité de manipuler lui-même les appareils tant pour la préparation que pour l’exposé. Il dispose durant la préparation, outre l’extrait du film inscrit au programme limitatif, de son carnet de bord et de la réalisation audiovisuelle à laquelle il a participé pendant l’année. Le dossier de chaque candidat, fiche pédagogique, réalisation et carnet de bord, sont mis à disposition des membres du jury au moins 8 jours avant l’épreuve.

Critère d’évaluation et notation

Les candidats sont notés sur 20 points répartis comme suit : 10 points pour chacune des deux parties de l’épreuve.

Il s’agit d’évaluer les capacités du candidat à :

  • attester d’une bonne maîtrise de l’écriture en images et en sons ;
  • expliciter et justifier des choix artistiques, une démarche, mais aussi en analyser les limites éventuelles ;
  • penser l’articulation de la théorie et de la pratique du cinéma ;
  • affirmer un regard singulier et des qualités d’imagination.

Candidats individuels et les candidats issus des établissements scolaires hors contrat d’association avec l’État

Ils présentent l’épreuve dans les mêmes conditions que les candidats scolaires. Ces candidats doivent fournir le même dossier que les candidats scolaires mais la fiche pédagogique, dont un modèle spécifique est placé en annexe 2bis de la présente note de service, peut être remplie directement par le candidat.

Composition du jury

Les candidats sont évalués conjointement par au moins un professeur ayant eu en charge un enseignement de cinéma et audiovisuel en classe terminale et par un partenaire professionnel qui est intervenu régulièrement dans l’enseignement en application des articles D. 334-21 et D. 336-20 du code de l’éducation. Toutefois, si le partenaire est dans l’impossibilité de participer à l’évaluation, le jury peut délibérer valablement. Il convient de viser cette loi lors de l’établissement des arrêtés de composition des jurys du baccalauréat.

Poursuite d’études

L’enseignement de Cinéma-audiovisuel favorise les études supérieures littéraires et artistiques et intéresse plus généralement les élèves qui se destinent aux études de Lettres - Arts, aux Sciences humaines et sociales, aux écoles de Cinéma (montage, audio, réalisation, etc.), à la Culture et à la Communication, aux Services culturels, etc.

Le cinéma et l’audiovisuel représentent plus de 9 000 entreprises en France, dont 5 000 sont spécialisées dans la production de films (pour le cinéma, la télévision, la publicité, etc.), 1 300 dans les prestations techniques (la location de matériel de tournage, notamment) et 800 dans la distribution (de films pour le cinéma, de DVD, etc.). Ces entreprises emploient environ 50 000 salariés et probablement autant d’intermittents du spectacle. Ce sont l’audiovisuel et les métiers techniques qui offrent le plus d’opportunités. En marge des postes phares (ingénieur du son, cadreur, etc.), il existe une multitude de professions moins connues : pointeur vidéo, technicien d’exploitation, ingénieur de la vision, par exemple. Leur point commun : toutes s’appuient sur des technologies qui évoluent rapidement, ce qui nécessite une grande adaptabilité. À la veille du tout-numérique, le développement, la gestion et la maintenance de systèmes informatiques sont des savoir-faire très recherchés. Moins diversifiés, les métiers de la réalisation, de la production et de la distribution sont ouverts à des profils plus variés.

Niveau V

  • CAPLe CAP (Certificat d’Aptitude Professionnelle) atteste de l’acquisition des compétences nécessaires à l’exercice d’un métier. Il prépare en deux ans après la classe de troisième, ou en un an après un BEP, à une fonction d’ouvrier ou d’employé qualifié. Dans le domaine de l’audiovisuel, il existe les CAP opérateur-projectionniste de cinéma, accessoiriste-réalisateur et photographe.
  • Le BEP (Brevet d’Études Professionnelles) offre, après la classe de troisième ou un CAP, une formation professionnelle et technologique permettant une poursuite d’études notamment dans un Bac Pro (dans lequel le BEP peut être directement intégré) ou une mention complémentaire de la même famille. Dans l’audiovisuel, les BEP métiers de l’électronique et métiers de l’électrotechnique sont les plus conseillés car ces disciplines sont les vecteurs technologiques de l’information.

Niveau IV

  • BAC PROLe Bac Pro (Baccalauréat Professionnel), diplôme préparé en deux ans, vise l’insertion professionnelle et répond à la demande des entreprises de la production et des services. Il est ouvert aux titulaires d’un BEP. Il est aussi accessible aux titulaires de certains CAP, avec un très bon dossier scolaire. Les Bac Pro production graphique, maintenance de l’audiovisuel électronique, micro-informatique et réseaux, systèmes électroniques numériques, offrent des enseignements technologiques en relation avec l’audiovisuel complétés par 16 à 18 semaines de formations en entreprise. La grande majorité des bacheliers professionnels entrent dans la vie active. Certains d’entre eux, cependant, envisagent une poursuite d’études. Avec un très bon dossier scolaire (et éventuellement un soutien particulier dans les disciplines générales), ils peuvent être admis dans des sections de techniciens supérieurs, pour préparer un BTS. Ils y entrent « de droit » s’ils ont obtenu une mention “Bien” ou “Très bien” au Bac Pro. Il est également possible de préparer d’autres diplômes pour acquérir une spécialisation : MC (Mention Complémentaire), FCIL (Formation Complémentaire d’Initiative Locale), BMA (Brevet des Métiers d’Arts), etc.

Niveau III

  • BTSLe BTS (Brevet de Technicien Supérieur) en audiovisuel existe depuis une quinzaine d’années. Cette formation de niveau Bac+2 attire une population importante séduite par une formation courte, plutôt technique et directement adaptée aux besoins d’un métier. 26 établissements répartis dans toute la France proposent ce type de formation, certains étant privés. Cinq options sont possibles : gestion de production, métiers de l’image, métiers du son, montage et postproduction, techniques d’ingénierie et exploitation des équipements.
  • Le DMA (Diplôme des Métiers d’Art) est un diplôme de même niveau que le BTS. Il a un caractère plus appliqué que les BTS d’arts et concerne davantage les métiers et techniques traditionnels : facture instrumentale, décor architectural, arts de l’habitat, gravure, reliure, illustration, broderie, céramique. Il donne accès à des emplois d’assistant concepteur-créateur et permet également d’acquérir les compétences nécessaires à la création et à la gestion d’une entreprise. Le DMA se prépare en deux ans après le bac technologique arts appliqués. Avec un autre bac, il faut impérativement un an de mise à niveau. Le DMA est également une poursuite d’études possible pour les titulaires d’un BMA ou d’un BT arts appliqués. Pour les passionnés d’audiovisuel, il existe trois DMA dans ce domaine : régie de spectacle option lumière et option son, cinéma d’animation.

Niveau II

  • LPLa LP (Licence Professionnelle) est ouverte aux titulaires d’une deuxième année de licence validée, d’un DEUST, DUT ou BTSA. L’originalité de ce diplôme réside dans son mode d’élaboration fondé sur la mise en place de partenariats étroits entre universités, entreprises et branches professionnelles afin de répondre aux besoins des entreprises à la recherche de cadres et de techniciens polyvalents. La LP se prépare en un an (ou deux semestres). Elle est accessible aux titulaires d’un diplôme national sanctionnant deux années d’enseignement supérieur validées (L1 + L2, DUT, BTS, BTSA, DEUST) dans un domaine compatible avec celui de la licence professionnelle. Contrairement à une licence générale, la licence professionnelle a pour objectif de former des étudiants à des métiers précis et à leur permettre d’entrée sur le marché du travail dès l’obtention du diplôme. Quelques exemples de licences professionnelles, réparties sur une quinzaine d’universités, susceptibles d’intéresser les étudiants en audiovisuel : activités et techniques de communication options techniques de l’image et du son, gestion de production en cinéma et animation vidéo, rédacteur technique, création publicitaire, animation et gestion d’une équipe rédactionnelle ; systèmes informatiques et logiciels option imagerie ; techniques et activités de l’image et du son options acquisition et traitement d’images, ingénierie de l’image et du son numériques, création multimédia et maquette numérique, convergence internet audiovisuel numérique ; activités culturelles et artistiques options conception et mise en œuvre de projets culturels, décors sonores ; réseaux et télécommunications option systèmes audiovisuels numériques, etc.
  • Les DU (Diplômes d’Université) ne sont pas des diplômes nationaux. Il n’existe ni directives ni programmes définis par le ministère. Ils sont donc spécifiques aux différentes universités et peuvent être très divers quant à leur durée et au domaine d’études. Concernant les métiers de l’audiovisuel, quelques DU sont recensés : chargé de production-exploitation, journaliste reporter d’images télévision, études cinématographiques, gestion de production audiovisuelle multimédia ou événementielle, spécialisation aux techniques audiovisuelles de documentaire, technicien audiovisuel, assistant réalisateur.

Niveau I

  • MPLe MP (Master Professionnel) est un diplôme de niveau Bac+5 qui s’effectue sur deux ans après une licence professionnelle. Cette formation prépare en deux ans à des fonctions de haut niveau. La première année reste plus ou moins généraliste selon les universités. La plupart des masters sont très spécialisés et il vaut donc mieux regarder attentivement le programme des cours pour ne pas être déçu ou dépassé. De plus, certaines universités proposent uniquement la deuxième année de master tandis que d’autres tentent la comparaison avec les écoles de cinéma en proposant une mise en situation professionnelle à partir de stages et de relations avec le milieu audiovisuel. Il existe un grand nombre de MP axés autour des métiers de l’audiovisuel : réalisation documentaire de création ; production et réalisation de documentaires ; scénario et réalisation ; télévision et cinéma ; image et son ; sciences de l’information et de la communication spécialité cinéma et audiovisuel ; audiovisuel et multimédia parcours trucage numérique des images et des sons, parcours management de la communication audiovisuelle, parcours ingénierie des systèmes images et sons, etc.
  • Le DIM (Diplôme d’Ingénieur Maître) s’obtient après une première année de licence, de BTS ou de DUT validée, en IUP (Institut Universitaire Professionnel) afin d’obtenir en trois ans un diplôme équivalent à Bac+4. Cependant, de nombreux IUP se sont d’ores et déjà adaptés à la réforme LMD en recrutant à Bac+2 pour la première année et en délivrant un diplôme de master. D’autres ont été totalement intégrés dans des licences ou des masters et ne portent plus l’appellation IUP. En général, les IUP sont en cours de transformation et le DIM sera progressivement remplacé par un master (niveau Bac+5). L’enseignement est assuré à 50 % par des professionnels et les études comportent six mois de stage. L’accès à cette formation très demandée se fait sur concours. Il existe actuellement trois IUP spécialisés dans l’audiovisuel : métiers de l’image et du son, ingénierie des arts de l’image et des spectacles vivants, métiers de l’information et de la communication option audiovisuel et multimédia. Après un DIM, il est possible d’accéder au DRT (Diplôme de Recherche Technologique) en audiovisuel. Ce diplôme, équivalent à Bac+5, est également accessible aux élèves ingénieurs en dernière année de formation. Il consacre un travail de recherche appliquée (18 mois) répondant à un besoin défini en collaboration avec une entreprise.
  • ESLes Écoles supérieures de cinéma-audiovisuel recrutent sur concours à Bac+2 ou Bac+3 et dispensent une formation sur trois ans dans des sections variées : photographie (option prise de vue et traitement des images), son et cinéma à l’ENSLL (École Nationale Supérieure Louis Lumière) ; scénario, réalisation, montage, image, son, décor, production, scripte à l’ENSMIS (École Nationale Supérieure des métiers de l’image et du son) ; ingénieur du son, directeur de la photographie, réalisation, architecture et décors, infographie-multimédia à l’ESAV (École Supérieure d’Audiovisuel), etc. Ces formations diplômantes et qualifiantes sont assorties de stages conventionnés pour la réalisation de films d’entreprise ou encore de productions audiovisuelles multimédia permettant aux étudiants d’allier leurs connaissances audiovisuelles aux questions techniques, scientifiques, culturelles du milieu professionnel.
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