Option Grec moderne

folderFaire l’expérience de l’altérité culturelle et humaine en découvrant, par la communication, une civilisation à la fois proche et lointaine, celle de la Grèce, inscrite dans la réalité économique, sociale, politique et culturelle de l’Europe, telle est la priorité de l’option Grec moderne du lycée.

Présentation de l’option Grec moderne

Option Grec moderne du lycée Montesquieu - BordeauxApprendre le Grec moderne, c’est aller à la rencontre d’un peuple généreux et hospitalier, découvrir une histoire et une culture riches et enrichissantes, culture fondatrice de la culture européenne, comprendre et parler une langue dont les racines se retrouvent dans la langue française permettant ainsi de mieux appréhender les domaines technologiques et médicaux par exemple.

À l’heure de la construction européenne, on recherche des gens capables de s’exprimer dans les langues dites “minoritaires”.

Enfin, le Grec moderne est une langue subtile, poétique et mélodieuse (deux prix Nobel de littérature, deux poètes dont on chante les poésies).

Contenu des enseignements

L’option Grec moderne, de la classe de seconde à la classe de terminale, bénéfice de bonnes conditions d’enseignement :

  • des effectifs réduits permettant un suivi personnalisé des élèves et une pratique orale intense. Ces conditions assurent une bonne préparation à l’épreuve du baccalauréat ;
  • un contact concret avec la Grèce, grâce à des voyages, des échanges réguliers et des manifestations culturelles grecques.

En classe de seconde, l’apprentissage d’une troisième langue vivante peut s’effectuer soit dans le cadre d’un enseignement facultatif, soit d’un enseignement d’exploration. Il s’adresse à des élèves qui, du fait de leur âge, ont en général une meilleure capacité d’observation, de réflexion, de conceptualisation, et ont déjà acquis au cours de leur scolarité :

  • des connaissances sur le fonctionnement des langues ;
  • des stratégies d’apprentissage et des méthodes de travail ;
  • une plus grande maturité qui les pousse à s’intéresser à des aspects de civilisation plus diversifiés, à des thèmes touchant directement aux réalités actuelles.

Ce sont autant d’atouts qui, joints à un désir de découvrir de nouveaux espaces, de se doter de moyens pour une plus grande mobilité dans un monde globalisé, et y communiquer effectivement, faciliteront les apprentissages et permettront d’inscrire cet enseignement dans une progression plus rapide, rendant les acquis plus immédiatement utilisables.

La LV3 Grec moderne offre à chacun l’occasion d’élargir son répertoire linguistique dans une palette diversifiée qui fait toute leur place aux langues moins présentes en LV1 et LV2. L’élève qui entreprend l’étude d’une troisième langue manifeste souvent pour celle-ci un intérêt personnel particulier, déterminé par ses acquis scolaires antérieurs, parfois son histoire familiale, ou sa curiosité intellectuelle. Dans tous les cas il s’agit d’apports positifs sur lesquels il convient de s’appuyer. Ces acquis scolaires ou extrascolaires ont forgé des compétences linguistiques et culturelles que l’élève peut réinvestir dans l’apprentissage de la troisième langue. Le transfert de ces capacités n’est certes pas automatique. Le professeur s’efforce d’en tirer parti ou de le susciter.

Le lexique et la grammaire font l’objet d’une progression raisonnée et programmée. Le lexique donne lieu à un apprentissage systématique. De même que pour la grammaire, on distinguera le lexique qui doit être acquis, mémorisé - pour être réutilisé - du lexique qui n’est vu qu’en reconnaissance, et qui ne sera repris qu’ultérieurement. Les mots retenus sont regroupés par thèmes ou par champs, et toujours découverts en contexte, ou dans des situations de communication.

Il en va de même de la grammaire, qui n’est jamais abordée ex abrupto ni présentée de façon exhaustive à ce niveau d’apprentissage. Là aussi la distinction est opérée entre les faits qui doivent être explicités – pour être réutilisés – et ceux dont l’explicitation – partielle et progressive – sera différée au jour où l’élève aura intégré intuitivement de lui-même le mécanisme mis en oeuvre empiriquement.

L’élève sera plus rapidement initié à l’utilisation d’outils tels que le dictionnaire et la grammaire, pour lui permettre de développer une activité autonome. Le contenu et l’intérêt culturel des supports – authentiques, de nature et de longueur variables, éventuellement adaptés – permettent d’effectuer dans des conditions plus naturelles et plus motivantes l’apprentissage linguistique, en même temps que l’initiation aux sociétés où la langue est parlée. L’entrée culturelle « l’art de vivre ensemble » offre pour les troisièmes langues une approche particulièrement propice des réalités les plus immédiates et sensibles de ces sociétés.

Épreuves du baccalauréat

Les modalités d’examen au baccalauréat sont identiques à celles d’une langue vivante étrangère. Pour l’épreuve facultative, les points au dessus de la moyenne comptent double si le grec moderne est la première option facultative choisie par l’élève.

Épreuve orale de grec moderne LV3
(spécialité en série L ou facultative en séries L, ES, S et STG)

Temps de préparation : 10 minutes
Durée : 20 minutes

Niveau attendu en référence à l’échelle de niveaux du icon-external-ink CECRL : A2 « niveau intermédiaire ou usuel ».

L’examinateur établit son évaluation à partir de la icon-download-link fiche d’évaluation de cette épreuve (Bulletin Officiel n°4 du 23 janvier 2014).

Le candidat présente à l’examinateur la liste des notions du programme qu’il a étudiées dans l’année et les documents qui les ont illustrées. Les textes de cette liste représenteront un volume global d’une quinzaine de pages. À ces textes peuvent être ajoutés des documents iconographiques. L’examinateur choisit l’une de ces notions. Après 10 minutes de préparation, le candidat dispose d’abord de 10 minutes pour présenter cette notion.

Cette prise de parole en continu sert d’amorce à une conversation conduite par l’examinateur, qui prend appui sur l’exposé du candidat. Cette phase d’interaction n’excède pas 10 minutes.

Dispositions communes aux épreuves de langues

Toutes les épreuves doivent être conduites dans un esprit positif, en mettant le candidat en situation de confiance et en évitant de le déstabiliser.

Pour chaque épreuve, l’examinateur établit son évaluation à partir de celle des fiches d’évaluation qui correspond à la langue (LV1, LV2, LV3), à la nature et au statut de l’épreuve (épreuve orale obligatoire, enseignement de spécialité, enseignement obligatoire de littérature étrangère en langue étrangère, enseignement facultatif).

Dans tous les moments d’expression orale en langue étrangère, il est attendu du candidat qu’il s’exprime clairement dans une gamme de langue suffisamment étendue pour pouvoir décrire, donner brièvement des justifications ou des explications et développer une argumentation. On valorisera la capacité à varier la formulation. Le candidat devra pouvoir communiquer avec une aisance raisonnable dans une langue simple. Il devra s’exprimer dans une langue grammaticalement acceptable en fonction du niveau d’exigence de l’épreuve et avoir acquis une prononciation claire et une intonation pertinente. Pendant la phase de prise de parole en continu, l’examinateur doit laisser le candidat aller au bout de ce qu’il souhaite dire, même si sa présentation comporte quelques hésitations, voire de brefs silences.

Dans les épreuves où les candidats apportent des documents, ils fournissent deux exemplaires des documents qui ne sont pas pris dans un manuel scolaire. Si les candidats ne présentent aucun document, l’examinateur le mentionne au procès-verbal et propose aux candidats plusieurs documents entre lesquels il leur demande de choisir.

Poursuite d’études

Option Grec moderne du lycée Montesquieu - BordeauxApprendre le Grec moderne, c’est se donner un atout supplémentaire pour l’avenir :

  • intégré judicieusement dans un cursus, le Grec moderne permet des ouvertures professionnelles. En effet, c’est une langue peu étudié et elle donne un profil peu commun ;
  • la France et la Grèce sont depuis toujours des pays “amis”. La Grèce se tourne vers la France pour se développer dans les domaines touristiques, économiques (entreprises), de l’environnement.

Le Lycée Montesquieu est le seul lycée de l’Académie de Bordeaux à dispenser cet enseignement.

Pour ceux et celles que le grec moderne intéressent au-delà du baccalauréat, il existe des cursus d’études néo-helléniques menant à l’obtention de licences, masters et doctorats, notamment à l’Université Paul Valéry de Montpellier III. La Licence de Grec Moderne “Langue, Littérature et Civilisation Étrangères” (LLCE) est l’une des trois filières de formation diplômante en langue et civilisation grecques offertes par cette université. La première année de la formation s’adresse à des grands débutants (qui n’ont jamais étudié le grec moderne auparavant) - des aménagements sont prévus pour les étudiants qui ont suivi un cursus de grec moderne au lycée ou dans un autre établissement universitaire. Les études portent à la fois sur la langue, la civilisation et la culture.

Aux débouchés “traditionnels” de la licence LLCE que constituaient l’enseignement, la recherche, la presse, les relations internationales, les métiers de la culture et ceux du tourisme, s’ajoutent la quasi-totalité des spécialités professionnelles pour lesquelles la connaissance de la langue et de la culture grecques devient un atout décisif. Plusieurs masters sont possibles à la suite de cette licence : “Études culturelles”, “Négociation de projets internationaux” et “Traduction”. Les relations entre la section de grec moderne et d’autres sections d’Universités grecques permettent la mobilité d’enseignants et d’étudiants entre la France et la Grèce. La mobilité des enseignants permet à nos étudiants de profiter de l’expérience d’enseignement et de recherche des enseignants–chercheurs étrangers. La section de Grec moderne offre aussi, la possibilité aux étudiants de bénéficier de séjours en Grèce.

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