Option Histoire des arts

folderL’option Histoire des arts du lycée offre aux élèves un enseignement de culture mettant en perspective historique un ensemble d’arts dans différents domaines (archéologie, architecture, mise en scène, musique, photographie, peinture, etc.) par le biais d’une collaboration avec des institutions et services culturels.

Présentation de l’option Histoire des arts

Une option Histoire des arts est ouverte depuis la rentrée 1995 au Lycée Montesquieu, de la seconde à la terminale. Cet enseignement essentiellement théorique englobe toutes les formes d’expression artistique : architecture, arts appliqués et métiers d’art, art urbain, art des jardins, arts plastiques, arts du spectacle, musique, sculpture, etc. Il n’implique aucune pratique artistique.

Il a pour objectifs :

  • d’avoir un contact sensible et approfondi avec des oeuvres,
  • de les analyser en les situant dans leur contexte historique,
  • de mettre en évidence leur dimension technologique,
  • de les replacer dans le cadre d’une réflexion historique.

Aux trois niveaux du cursus scolaire, École primaire, Collège, Lycée, l’histoire des arts instaure des situations pédagogiques transdisciplinaires. Elle permet aux élèves de mettre en cohérence des savoirs pour mieux cerner la beauté et le sens des œuvres abordées et le lien avec la société qui les porte. Elle les invite à découvrir et apprécier la diversité des domaines artistiques, des cultures, des civilisations et des religions, à constater la pluralité des goûts et des esthétiques et à s’ouvrir à l’altérité et la tolérance. Elle est l’occasion, pour tous, de goûter le plaisir et le bonheur que procure la rencontre avec l’art.

L’enseignement d’Histoire des arts s’appuie sur une pédagogie du projet, à la fois collectif et individuel. Le projet collectif est défini annuellement en fonction des contextes propres au profil de l’établissement et de l’équipe pédagogique. Il tient compte du niveau et des aspirations des élèves.

Le travail de l’élève établit autant que possible une relation dynamique entre son expérience personnelle et le projet collectif. Il se concrétise par un journal de bord individuel qui témoigne du parcours du groupe et de son investissement personnel. Distinct du cahier de cours, ce journal de bord permet à l’élève d’approfondir des questions évoquées en classe afin :

  • d’y apporter un éclairage personnel étayé d’une documentation rigoureuse et variée, sans pour autant tomber dans une simple compilation ;
  • d’approcher des œuvres de façon sensible et les étudier dans une perspective historique en rendant compte de ses émotions esthétiques, de ses choix et de ses interrogations ;
  • de témoigner, dans l’organisation de ce travail, de ses capacités d’expression et de ses aptitudes à utiliser et mettre en œuvre une documentation iconographique, littéraire ou musicale.

Classe de seconde - enseignement facultatif

Située au carrefour de différentes formes d’expression artistique, l’Histoire des arts n’est pas un enseignement de pratique artistique mais de mise en perspective historique de l’ensemble de ces pratiques. À ce titre, il nécessite des connaissances théoriques sur la nature et l’histoire spécifiques de ces dernières, comme sur l’histoire des civilisations en général. C’est un enseignement de culture fondé sur une approche à la fois pluridisciplinaire et transversale des oeuvres. Il est confié à une équipe d’enseignants de différentes disciplines (arts plastiques, éducation musicale, histoire, langues, lettres, etc.) ayant des compétences reconnues en Histoire des arts. La richesse et la diversité du domaine nécessitent que cette équipe associe à la mise en œuvre de cet enseignement des institutions et des acteurs culturels. Ce partenariat, dont les modalités sont à déterminer par l’équipe pédagogique, prend la forme d’interventions, qu’elles soient ponctuelles ou continues, de professionnels (archéologues, architectes, chercheurs, chorégraphes, conservateurs, metteurs en scène, musiciens, plasticiens, etc.), de relations privilégiées avec des institutions et des services culturels (archives, bibliothèques, musées, théâtres ou opéras, etc.), de collaborations avec des associations habilitées.

Contrairement à ce qui se passera dans le cycle terminal où les élèves seront progressivement amenés à approfondir leurs connaissances et leur approche des œuvres dans des cadres historiques de plus en plus précis, en classe de seconde, l’enseignement d’Histoire des arts (3 heures hebdomadaires) est avant tout une sensibilisation aux œuvres prises dans un large panorama historique. L’objectif est de favoriser l’acquisition d’une méthodologie, l’emploi des vocabulaires techniques de base, la maîtrise de repères chronologiques pertinents. Il s’agit de donner aux élèves des outils pour passer de l’observation à l’analyse synthétique. Pour ce faire, on les exerce à :

  • voir et analyser un édifice, un tableau, un film, un document, un spectacle, écouter une œuvre musicale, etc. ;
  • exploiter des informations de sources diverses ;
  • restituer ces informations sous des formes et sur des supports variés.

L’approche historique s’appuie sur l’apport d’autres sciences humaines en prenant en compte les interrelations entre auteur, œuvre, public, institution, critique et société. À partir de grands thèmes qui leur sont proposés par le programme, les enseignants ont toute liberté pour choisir les exemples appropriés en fonction des ressources locales, des opportunités et de leurs centres d’intérêt.

Le programme s’articule autour de deux composantes fondamentales : une approche culturelle, d’une part, l’acquisition de savoirs et d’outils méthodologiques et conceptuels, d’autre part. Dans une logique d’acquisition progressive des compétences, ce programme consiste en une invitation aux pratiques et aux méthodes de l’histoire des arts, fondée sur la découverte et l’analyse d’œuvres prises dans une période allant de l’Antiquité au milieu du XIXe siècle. Le programme de première portera sur une période plus restreinte allant du XIXe siècle à la Seconde Guerre mondiale et celui de terminale se limitera à trois grandes questions relatives à l’art du XXe siècle.

Il ne s’agit pas de conduire une étude linéaire de l’histoire des arts depuis l’Antiquité jusqu’au milieu du XIXe siècle mais d’identifier des moments forts. Les productions artistiques (édifices, musiques et danses, objets d’art, peintures, sculptures, etc.) sont étudiées à partir d’un cadre fédérateur, celui de l’architecture et de l’histoire urbaine ; celui-ci facilite l’approche à partir du patrimoine local, sans pour autant exclure la possibilité d’aborder d’autres réalisations (une villa gallo-romaine, une abbaye, un château domanial, etc.).

On traite, au choix de l’équipe enseignante, deux questions au moins parmi les quatre qui suivent :

  • la ville gallo-romaine : son organisation, ses monuments (aqueducs, temples, théâtres, thermes, etc.) et ses productions (bas-reliefs, céramiques, fresques, mosaïques,sculptures, etc.) ;
  • la ville médiévale : son organisation, ses édifices (religieux, seigneuriaux ou civils) et leur décor, sa vie artistique (musique et danse, théâtre, etc.) ;
  • les châteaux et les demeures urbaines du XVIe au XIXe siècle : expressions artistiques et art de vivre (mise en relation d’un cadre architectural, de son décor peint et sculpté et de son mobilier avec les pratiques et usages sociaux et culturels : étiquette, utilisation des lieux, salons littéraires, concerts, représentations théâtrales, etc.) ;
  • les grandes mises en scène urbaines du XVIIe au XIXe siècle (entrées royales, fêtes révolutionnaires, places royales, percements et embellissements urbains, monuments publics et rayonnement de ceux-ci, etc.).

Dans chacune de ces questions, des exemples précis d’œuvres sont empruntés à plusieurs domaines artistiques (arts appliqués, arts plastiques, danse, musique, théâtre et spectacle vivant, etc.) afin que l’élève acquière des connaissances sur :

  • l’identification et l’évolution des grands courants stylistiques ;
  • les divers types de classification (formes littéraires ou musicales, genres picturaux, programmes architecturaux, etc.) ;
  • les conditions de la commande et de la réalisation ;
  • les principaux repères intervenant dans l’analyse formelle et sémantique de l’œuvre (modes de construction ou de découpage, mouvement et rythme, valeurs, couleurs, texture, tessiture, fonction de l’ornement, rapport au corps, éléments d’iconographie mythologique et religieuse, etc.).

Classe de première L - enseignement de spécialité

En classe de première L, l’enseignement de l’histoire des arts (5 heures hebdomadaires) procède par approfondissements et élargissements à partir du contact direct avec les œuvres. Le programme porte sur la période du XIXe siècle jusqu’à la seconde guerre mondiale. Il permet, à partir d’un contexte historique plus limité chronologiquement et d’une problématique plus resserrée qu’en seconde, d’analyser le fonctionnement des institutions, les modes d’expression significatifs, les comportements liés au marché ou à la diffusion des arts. Il prépare ainsi l’élève à aborder les questions plus précises mises au programme de terminale.

Comme en classe de seconde, il s’appuie sur deux composantes fondamentales : une approche culturelle d’une part, l’acquisition de savoirs et d’outils méthodologiques et conceptuels d’autre part. En se fondant sur les grands thèmes proposés par le programme, les enseignants ont toute liberté de choisir les exemples appropriés en fonction des ressources locales, des opportunités et de leurs centres d’intérêt.

On traite, au choix de l’équipe, trois thèmes au moins parmi les quatre cités ci-dessus. Leur ordre n’est pas impératif mais leur traitement doit être équilibré dans le temps. Pour chaque thème, l’équipe pédagogique choisit une ou plusieurs entrées.

Pour étudier ces dernières, une sélection d’œuvres représentatives et différentes par leur nature et leur origine est effectuée par l’équipe pédagogique, prenant en compte les attentes des élèves. Ce choix porte sur de grands mouvements artistiques et leur chronologie en évitant tout à la fois l’érudition et les généralités. L’objectif est de permettre aux élèves une mise en relation des facteurs culturels, économiques, institutionnels, sociaux et techniques qui sous-tendent toute production artistique.

Entrées possibles données à titre indicatif pour chacun des thèmes :

1. Les arts et les innovations techniques

    • la lithographie et la diffusion des images
    • l’affiche et la publicité
    • la photographie de Niepce à Man Ray
    • le cinéma du muet au parlant
    • la radio et les techniques de reproduction du son
    • l’architecture et les nouveaux matériaux (métal, béton, etc.)

2. Les artistes et leurs publics

    • l’académisme et l’avant-garde
    • le Salon et les salons
    • les écrivains et les critiques d’art
    • la commande publique et le mécénat
    • les galeries et le marché de l’art
    • un artiste et son temps
    • l’opéra et la société
    • le théâtre, ses publics et ses critiques
    • la danse : du bal public au foyer de l’Opéra
    • le jazz : lieux et milieux

3. L’architecture, l’urbanisme et les modes de vie

    • les monuments publics et religieux
    • Haussmann et l’aménagement urbain
    • le phénomène de la banlieue
    • la maison : un nouvel art de vivre
    • le logement social
    • l’architecture des sites touristiques (stations thermales, villes balnéaires, etc.)
    • l’architecture aux États-Unis : l’École de Chicago
    • l’Art nouveau et ses déclinaisons en Europe
    • le Bauhaus et les sources du design

4. Les grands centres artistiques et la circulation des arts

    • Paris Second Empire ou Paris 1900
    • Vienne 1900
    • Barcelone et le “Modernismo
    • Berlin des années 1920
    • Hollywood de l’entre-deux-guerres
    • Moscou, de la révolution d’octobre à la fin des années 1920
    • l’Italie, du Liberty à l’EUR.
    • les grandes manifestions internationales (Expositions universelles, Biennale de Venise, etc.)
    • les Ballets russes.

Classe de terminale L - enseignement de spécialité

En classe de terminale L, l’enseignement de l’histoire des arts (5 heures hebdomadaires) s’attache à développer les acquis culturels et méthodologiques de la classe de première en les appliquant à l’étude de questions précises. Une partie de ces dernières est renouvelée chaque année. La limitation de la période étudiée au XXe siècle aspire à donner aux élèves les moyens de mieux appréhender leur cadre de vie et comprendre la création artistique contemporaine, à partir de trois questionnements qui offrent une focalisation progressive sur la production artistique par des approches complémentaires :

  • la première, généraliste, offre un cadre fédérateur qui prend en compte le caractère essentiellement urbain de la civilisation contemporaine et permet, à partir de trois entrées ciblées, d’étudier des œuvres en les situant dans l’imaginaire de notre époque et dans les pratiques artistiques, politiques et sociales du siècle qui vient de s’achever ;
  • la deuxième, plus thématique, porte sur un ensemble précis de productions artistiques afin de confronter les élèves à l’étude d’œuvres ou d’événements culturels marquants de ce siècle ;
  • la troisième, plus monographique, a trait à l’aventure singulière de créateurs, témoins majeurs du XXe siècle, et permet à l’élève de découvrir les œuvres à partir de leur genèse, de leur environnement et de leur réception.

Le programme porte sur le XXe siècle et s’articule autour de trois grandes questions d’importance égale et qui seront traitées avec la même attention. Seule la première de ces questions est permanente et, à ce titre, plus particulièrement détaillée ci-dessous avec les trois entrées qui la constituent ; les deux suivantes font l’objet d’un programme limitatif renouvelé en partie chaque année.

1. Arts, villes, politiques et sociétés

fleche3Arts et villes au XXe siècle
Il s’agit d’analyser comment, entre rêve et réalité, divers acteurs du cadre urbain répondent aux évolutions des sociétés contemporaines, et d’étudier ainsi les interactions entre les arts et la ville, dans leur dimension poétique, politique et sociale. À cet effet, les études de cas choisies par l’équipe pédagogique favorisent une approche croisée de cette entrée à travers les problématiques de :

  • la ville imaginée, qui s’attache à la dimension poétique de ces interactions en interrogeant la nature et la fonction de l’utopie urbaine à partir d’exemples d’utopies architecturales ou urbaines pensées par des chorégraphes, des cinéastes, des hommes de théâtre, des musiciens ou des plasticiens (dessinateurs de BD, peintres, sculpteurs, etc.) ;
  • la ville réalisée, qui offre l’occasion d’aborder la dimension politique de la question par l’étude des divers enjeux de la création urbaine contemporaine et des changements de sens qui s’opèrent de l’utopie à la réalité, en s’appuyant sur l’étude d’une ville reconstruite, d’une ville nouvelle et d’une ville de loisirs ;
  • la “ville en crise” et sa réhabilitation, qui conduit à réfléchir sur la dimension sociale de ce thème d’étude à travers le regard porté par les artistes sur la crise de la ville contemporaine et les remèdes que l’on tente d’y apporter ; on peut ici s’appuyer sur diverses productions artistiques (arts plastiques, cinéma, photographie, spectacles chorégraphiques ou musicaux, etc.) ou manifestations (ex. : l’exposition Mutations à Bordeaux) qui illustrent les disfonctionnements de la ville ou en témoignent, tandis qu’une ou quelques études de cas, éventuellement empruntées au contexte local, permettent d’analyser la nature et les enjeux des tentatives récentes pour remédier à cette crise (ex. : retour à l’urbanité et à l’alignement sur rue, liaisons entre entité patrimoniale et création, Banlieues 89, opérations de réhabilitation et reconversion de friches industrielles, coutures urbaines, etc.).

fleche3Les artistes et l’architecture
Au XIXe siècle, période étudiée en première, les édifices de la ville offraient aux artistes un champ d’intervention dont les enjeux, sur le plan des ressources économiques ou de la reconnaissance publique, étaient loin d’être négligeables. À l’opposé, l’évolution des conceptions architecturales et des procédés de construction dans la ville du XXe siècle tend à réduire considérablement la place de l’artiste en dehors de quelques exemples exceptionnels (ex. : Musée des arts d’Afrique et d’Océanie, Palais du Trocadéro, etc.). Il s’agit donc de s’interroger sur la possibilité de l’intervention de l’artiste dans l’architecture de la ville contemporaine à partir d’études de cas (ex. : le cabaret de l’Aubette à Strasbourg, la Villa Noailles à Hyères, l’église du Plateau d’Assy, la chapelle de Ronchamp, une œuvre du 1 % artistique, le mouvement muraliste au Mexique, etc.). Par ailleurs, l’étude d’œuvres d’artistes contemporains tels que Daniel Buren, Christo, Robert Irwin, Jean-Pierre Raynaud, James Turell, Felice Varini, et tant d’autres dont tout ou partie du travail plastique interroge de manière critique la problématique de l’espace architectural ou urbain, peut être l’occasion de se demander s’il ne s’agit pas là d’un déplacement de la position de l’artiste dans l’architecture, plus riche de sens que sa participation effective au décor du bâtiment.

fleche3Politiques culturelles en France depuis 1945
Il s’agit ici, à partir de quelques études de cas se rapportant à différentes pratiques artistiques (architecture, arts plastiques, cinéma, danse, littérature, musique, théâtre) et s’appuyant sur le contexte local, de montrer comment, depuis la seconde guerre mondiale, le paysage culturel français a évolué en rapport avec les politiques menées par l’État ou les collectivités locales. À partir de l’activité d’une troupe chorégraphique, d’un orchestre régional, d’un théâtre, d’un musée, ou de toute autre institution culturelle locale on s’interroge sur l’histoire et les productions de cette dernière, en replaçant son activité, les formes de pratiques culturelles auxquelles elle donne lieu, dans le cadre plus général de l’évolution des politiques culturelles menées par l’État ou les collectivités locales. C’est l’occasion de découvrir les structures et le fonctionnement des institutions culturelles et les enjeux des politiques conduites, tout en veillant à analyser en permanence dans quelle mesure ces phénomènes influent sur la création artistique et sur sa réception.

2. Œuvres, événements culturels au XXe siècle

Centrée sur un corpus d’œuvres, un mouvement artistique ou un cadrage historique, cette question est l’occasion d’une étude rendant compte des contributions croisées de différentes pratiques artistiques (architecture, arts appliqués, arts plastiques, cinéma, danse, musique, théâtre, etc.).

3. Un artiste dans son temps

Cette troisième question est illustrée par un artiste ­ photographe, peintre, architecte, cinéaste, musicien, designer, chorégraphe, etc., particulièrement important dans l’art du XXe siècle.

Classe de terminale L - programme limitatif

Chaque année scolaire, les thèmes de l’enseignement d’Histoire des arts (œuvres, événements culturels, artistes) sont renouvelés par tiers dans le cadre d’un programme limitatif :

Oeuvres au programme de terminale
L’Art Nouveau
“Art, ville, politique et société”
L’Art et le sacré
“Questions et enjeux esthétiques”
La photographe Tina Modotti (1896-1942)
“Un artiste en son temps”
Années scolaires
control repeat 2015-2016
control repeat 2016-2017
control repeat 2017-2018
control repeat 2016-2017
control repeat 2017-2018
control repeat 2018-2019
control repeat 2017-2018
control repeat 2018-2019
control repeat 2019-2020
Affiche
L’Art Nouveau
L’Art et le sacré
La photographe Tina Modotti
 

Épreuves du baccalauréat

Épreuve obligatoire (spécialité), série L

Nature de l’épreuve

L’épreuve d’histoire des arts, affectée du coefficient 6, comprend deux parties : une partie écrite et une partie orale sur dossier. Chacune des parties compte pour la moitié de la note globale.

Objectifs de l’épreuve

L’objectif de l’épreuve est de vérifier, avec des qualités d’expression écrite et orale, des compétences d’ordre culturel, critique, méthodologique et pratique qui permettent à l’élève :

  • d’exprimer distinctement les spécificités d’une œuvre ou d’une expression artistique en dégageant les liens pertinents qui les apparentent à d’autres expressions ou domaines artistiques ;
  • de replacer les œuvres dans les enjeux historiques et esthétiques de leur époque comme dans la perspective d’une histoire générale de l’art ;
  • de comprendre les phénomènes artistiques d’aujourd’hui à la lumière de l’évolution des arts et de la société des siècles passés.

Ces compétences sont notamment :

  • l’approche, tant sensible qu’analytique, d’un édifice, d’un tableau, d’un film, d’une œuvre musicale, d’un spectacle dramatique, d’un ballet, etc. ;
  • l’analyse formelle et sémantique de l’œuvre (modes de construction ou de découpage, mouvement et rythme, valeurs, couleurs, texture, écriture instrumentale ou vocale, fonction de l’ornement, rapport au corps, éléments d’iconographie mythologique et religieuse, éléments repris d’un autre domaine artistique, etc.) ;
  • la prise en compte dans une œuvre d’art des données techniques et formelles ainsi que des parentés stylistiques qui la rattachent à une époque, un courant, un langage, un artiste ;
  • la construction d’un raisonnement à partir des références acquises en cours et de son expérience personnelle ;
  • l’exploitation critique de diverses sources d’informations pour un travail organisé et critique à partir de celles-ci.

fleche3Partie écrite de l’épreuve obligatoire : culture artistique

Durée : 3 heures 30

Deux sujets au choix sont proposés au candidat. Ils portent obligatoirement sur deux questions différentes du programme limitatif paru au Bulletin officiel du ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative.

• Premier sujet au choix : dissertation

Le candidat traite un sujet dont la formulation peut prendre des formes diverses : reprise (partielle ou totale) d’un intitulé du programme limitatif, question ou affirmation, problématique explicite ou non ; elle peut être brève ou plus détaillée, et s’appuyer ou non sur une citation ou un extrait de texte. Le sujet pourra porter sur toutes les parties du programme.

Le candidat doit conduire une réflexion personnelle et argumentée, appuyée sur la connaissance et la référence précise à des œuvres d’art de diverses natures. Pour développer son argumentation, il s’appuie sur les notions du programme, ainsi que sur ses lectures et sa culture personnelles.

• Second sujet au choix : sujet sur documents

Une question est posée au candidat. Elle est accompagnée de cinq documents maximum de diverses natures, pouvant comprendre des documents iconographiques, un ou plusieurs textes, un document sonore (qui ne peut dépasser cinq minutes) ou audiovisuel. Les modalités de diffusion du document sonore ou audiovisuel sont précisées dans le sujet.

Le candidat rédige sa réponse à la question de manière ordonnée, en étayant son argumentation par des éléments précis issus de l’analyse des documents fournis et en l’enrichissant de sa culture personnelle et de sa connaissance du programme. Les documents viennent à l’appui du raisonnement ; leur commentaire n’est pas en soi l’objet de l’épreuve.

fleche3Partie orale de l’épreuve obligatoire : culture artistique

Épreuve sur dossier
Durée : 30 minutes
Temps de préparation : 30 minutes
Première partie : 10 minutes maximum
Seconde partie : le temps restant

Nature de l’épreuve

L’épreuve prend appui sur un dossier préparé par le candidat à partir de son journal de bord et visant à refléter son appropriation personnelle du programme.

Le dossier du candidat ne dépasse pas trente pages numérotées, annexes comprises ; il débute par une introduction et s’achève sur une table des matières. Il présente trois œuvres ou problématiques, au choix du candidat, dont chacune est reliée à une thématique différente du programme et à la question limitative correspondante.

Le candidat y met en valeur sa réflexion personnelle. Il illustre et étaie sa réflexion de documents iconographiques, de citations de textes, d’éléments recueillis lors de voyages, de visites, d’enquêtes, etc. Cette documentation est intégrée à la rédaction selon une forme et une mise en pages laissées à l’initiative du candidat. Celui-ci peut joindre au dossier des documents sonores ou séquences audiovisuelles sous la forme d’un CD, d’un cédérom, d’un DVD ou d’une clé USB ; dans ce cas, le contenu du support joint est précisément listé dans le dossier.

La présentation du dossier est soignée. Chaque document ou citation est identifié et comporte la mention claire de sa source.

Le dossier est visé par le professeur coordonnateur de l’équipe enseignant l’histoire des arts. Il est précédé d’une fiche pédagogique. Elle décrit le travail de la classe terminale, commune à tous les candidats d’une même classe, établie et visée par le professeur coordonnateur de l’équipe chargée de l’enseignement. Cette fiche mentionne la nature et le contenu des séances de travail de la classe, les rencontres, les visites, les recherches et les activités communes.

Au moins huit jours avant l’épreuve, le dossier est mis à la disposition du jury qui l’évalue durant cette période.

Modalités de l’épreuve

L’épreuve est organisée en deux parties consécutives. Avant le début de la préparation, le candidat tire au sort une des trois thématiques du programme. Le jury lui soumet alors un sujet. Ce sujet est en lien avec la question limitative publiée au Bulletin officiel du ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative et la partie du dossier du candidat qui correspondent à la thématique tirée au sort ; il appelle une réflexion de la part du candidat ; il ne peut consister à demander une simple présentation ou synthèse de la partie du dossier correspondant à la thématique.

Le candidat dispose de son dossier uniquement pendant le temps de préparation. Pendant l’épreuve, le jury dispose du dossier du candidat et peut y faire référence à tout moment de l’entretien. En revanche, ni le candidat, ni le jury ne disposent du journal de bord.

• Première partie : à partir des éléments de son dossier, le candidat traite, sous la forme d’un exposé structuré, le sujet proposé par le jury. Cet exposé ne peut être la simple paraphrase d’une partie de son dossier.

• Seconde partie : un entretien avec le jury permet au candidat de préciser sa réflexion, de justifier du contenu et des sources de son dossier, de mettre en valeur ses connaissances, son parcours et sa sensibilité artistiques au-delà de la question et du sujet traités.

Critères d’évaluation et notation

L’épreuve est notée sur 20 points répartis comme suit :

- le dossier est noté sur 7 points ;
- l’oral dans son ensemble est noté sur 13 points.

Pour la répartition des points, les examinateurs veillent, en gardant à l’esprit l’ensemble des objectifs de l’épreuve et des compétences de référence, à prendre en compte les critères suivants :

• Pour le dossier :

- conformité avec le programme du cycle terminal et les questions limitatives ;
- richesse, sensibilité et personnalité du propos ;
- exploitation critique et identification des sources (bibliographie, discographie, sitographie, etc.) ;
- intégration et référencement des documents, en particulier iconographiques ;
- qualités de mise en forme, correction du style et de l’orthographe.

• Pour l’épreuve orale :

- maîtrise du programme du cycle terminal et des questions limitatives ;
- maîtrise du vocabulaire approprié à chaque domaine artistique ;
- compréhension des questions, structuration et à-propos de l’exposé et des réponses ;
- précision des connaissances, œuvres et références mobilisées ;
- distance par rapport au dossier et mise en perspective de son propre travail ;
- sensibilité de l’approche ;
- clarté et qualité de l’expression orale.

Composition du jury

L’évaluation est assurée conjointement par deux professeurs de l’éducation nationale titulaires de la certification complémentaire en histoire de l’art et ayant la charge de l’enseignement de spécialité histoire des arts en série L ; l’un des deux membres du jury est obligatoirement spécialiste d’une discipline artistique.

Candidats individuels et les candidats issus des établissements scolaires hors contrat d’association avec l’État

Ils présentent l’épreuve dans les mêmes conditions que les candidats scolaires. Le dossier des candidats individuels n’a pas à être visé et ne contient pas de fiche pédagogique.

Épreuve orale de contrôle, série L

Durée : 30 minutes
Temps de préparation : 30 minutes
Coefficient 6

L’épreuve, notée sur 20 points, consiste en une interrogation du candidat à partir de documents apportés par le jury et en lien avec les questions du programme limitatif publié au Bulletin officiel du ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative.

L’évaluation est assurée conjointement par deux professeurs de l’éducation nationale titulaires de la certification complémentaire en histoire de l’art ; l’un des deux membres du jury est obligatoirement spécialiste d’une discipline artistique.

Épreuve orale facultative, toutes séries générales et technologiques

Le lycée Montesquieu ne proposant pas l’enseignement facultatif Histoire des arts, les élèves désirant présenter au baccalauréat général et technologique l’épreuve orale correspondant à cet enseignement peuvent le faire en candidature individuelle.

Durée : 30 minutes
Préparation : 30 minutes
Première partie : 10 minutes maximum
Seconde partie : le temps restant

Objectifs de l’épreuve

L’objectif de l’épreuve est de vérifier, avec des qualités d’expression écrite et orale, des compétences d’ordre culturel, critique, méthodologique et pratique qui permettent à l’élève :

  • d’analyser les différents paramètres qui donnent sens à l’œuvre d’art (matérialité, relations entre forme et techniques, parcours des créateurs, inscription dans un type de société, présentation au public, etc.) afin d’exprimer à l’oral et à l’écrit un jugement critique et avisé sur l’œuvre ;
  • de rendre compte du fait patrimonial, dans la genèse et l’évolution de cette notion, comme dans ses pratiques et le rôle qu’il joue dans la société d’aujourd’hui ;
  • de comprendre un espace urbain ou rural par la reconnaissance des traces de son évolution ;
  • d’identifier et décrire la présence du patrimoine et du fait artistique dans son environnement.

Ces compétences sont notamment :

  • l’approche sensible et analytique d’un édifice, d’un tableau, d’un film, d’une œuvre musicale, d’un spectacle dramatique, d’un ballet, etc. ;
  • la prise en compte dans une œuvre d’art des données techniques et formelles qui la rattachent à un moment de l’histoire, à une intention esthétique et à une aire géographique et culturelle ;
  • l’identification des distinctions et des parentés entre patrimoines de culture classique et patrimoines vernaculaires et de tradition orale ;
  • la reconnaissance et la description de la présence patrimoniale et artistique dans un espace donné ;
  • la compréhension des résonances entre l’objet patrimonial et l’architecture ou la création artistique d’aujourd’hui ;
  • la familiarité avec les structures, espaces et acteurs de l’art, de la culture et du patrimoine ;
  • la construction d’un raisonnement à partir des références acquises en cours et de son expérience personnelle ;
  • l’exploitation critique des diverses sources d’informations pour une production organisée et avisée à partir de celles-ci, présentée sur des supports variés.

Nature de l’épreuve

L’épreuve prend appui sur un dossier préparé par le candidat à partir de son journal de bord et visant à refléter son appropriation personnelle du programme.

Le dossier ne dépasse pas vingt pages numérotées, annexes comprises ; il débute par une introduction et s’achève sur une table des matières. Il contient :

• la présentation et l’analyse de trois ou quatre œuvres, monuments, édifices ou sites patrimoniaux, au choix du candidat et de préférence tirés de son patrimoine de proximité, chaque œuvre, monument, édifice ou site présent dans le dossier étant relié à une des questions du programme limitatif publié au Bulletin officiel du ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative ; les deux questions du programme doivent être présentes dans le dossier, sans qu’il soit obligatoire que ce soit à parts égales ;

• un commentaire du candidat, qui n’excédera pas deux pages, sur le bénéfice tiré de sa participation aux enquêtes, rencontres ou visites faites en terminale.

Dans ce dossier, le candidat met en valeur sa réflexion personnelle et la documentation réunie dans son journal de bord. Il illustre sa présentation de documents iconographiques, de citations de textes, d’éléments recueillis lors de voyages, de visites, d’enquêtes, etc. Cette documentation est intégrée à la rédaction selon une forme et une mise en pages laissées à l’initiative du candidat.

Celui-ci peut joindre au dossier des documents sonores ou séquences audiovisuelles sous la forme d’un CD, d’un cédérom, d’un DVD ou d’une clé USB ; en ce cas, le contenu du support joint est précisément listé dans le dossier. La présentation du dossier est soignée. Chaque document ou citation est identifié et comporte la mention claire de sa source.

Le dossier est visé par le professeur coordonnateur de l’équipe enseignant l’histoire des arts. Il est précédé d’une fiche pédagogique. Elle décrit le travail de la classe terminale, commune à tous les candidats d’une même classe, établie et visée par le professeur coordonnateur de l’équipe chargée de l’enseignement. Cette fiche mentionne la nature et le contenu des séances de travail de la classe, les rencontres, les visites, les recherches et les activités communes, les partenariats noués avec les institutions, structures ou lieux culturels ou patrimoniaux.

Au moins huit jours avant l’épreuve, le dossier est mis à la disposition du jury qui l’évalue durant cette période.

Modalités de l’épreuve

L’épreuve est organisée en deux parties consécutives. Avant le début de la préparation, le candidat tire au sort une des deux thématiques du programme.

Le candidat dispose de son dossier uniquement pendant le temps de préparation de l’épreuve. Pendant l’épreuve, le jury dispose du dossier du candidat et peut y faire référence à tout moment de l’entretien. En revanche, ni le candidat, ni le jury ne disposent du journal de bord.

• Première partie : le candidat présente et commente une œuvre reliée à cette partie du programme et choisie par le jury parmi celles présentes dans son dossier.

• Seconde partie : un entretien avec le jury permet au candidat de préciser sa réflexion, de justifier du contenu et des sources de son dossier, de mettre en valeur les connaissances acquises sur le programme, la portée de son engagement dans les activités suivies au cours de l’année et son intérêt pour les grands aspects de la vie artistique contemporaine et les enjeux liés au patrimoine.

Critères d’évaluation et notation

Le candidat est noté sur vingt points répartis comme suit :

- le dossier est noté sur 5 points ;
- l’oral dans son ensemble est noté sur 15 points.

Pour la répartition des points, les examinateurs veillent, en gardant à l’esprit l’ensemble des objectifs de l’épreuve et des compétences de référence, à prendre en compte les critères suivants :

• Pour le dossier :

- conformité avec le programme du cycle terminal et les questions limitatives ;
- richesse, sensibilité et personnalité du propos ;
- liens à l’environnement patrimonial et culturel du candidat ou de l’établissement ;
- exploitation critique et identification des sources, intégration et référencement des documents ;
- qualités de mise en forme, correction du style et de l’orthographe.

• Pour l’épreuve orale :

- maîtrise du programme du cycle terminal et des questions limitatives ;
- maîtrise du vocabulaire approprié, sensibilité de l’approche ;
- compréhension des questions, structuration et à-propos de l’exposé et des réponses ;
- précision des connaissances, œuvres et références mobilisées ;
- distance par rapport au dossier et mise en perspective de son propre travail ;
- clarté et qualité de l’expression orale.

Composition du jury

L’évaluation est assurée conjointement par deux professeurs de l’éducation nationale titulaires de la certification complémentaire en histoire de l’art ; l’un des deux membres du jury est obligatoirement spécialiste d’une discipline artistique.

Candidats individuels et les candidats issus des établissements scolaires hors contrat d’association avec l’État

Ils présentent l’épreuve dans les mêmes conditions que les candidats scolaires. Le dossier des candidats individuels n’a pas à être visé et ne contient pas de fiche pédagogique.

Poursuite d’études

Pour les élèves qui s’orienteront vers la filière littéraire en première (L), cette option permet de choisir l’enseignement de Spécialité “Arts”, possibilité offerte dans les enseignements obligatoires de cette section avec un coefficient 6 au baccalauréat.

Cet enseignement convient aux élèves qui manifestent déjà un intérêt particulier pour l’étude de l’histoire et qui montrent des qualités littéraires certaines, à ceux que les arts intéressent et qui souhaitent une formation mais n’éprouvent pas le besoin de passer par une pratique créative.

Il favorise les études supérieures littéraires et artistiques et intéresse plus généralement les élèves qui se destinent aux études de Lettres - Langues, aux Sciences humaines et sociales, à l’Histoire de l’Art, à la Culture et à la Communication, au Tourisme et aux Services culturels, etc.

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